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  • Photo du rĂ©dacteurVincenzo Aiello

đŸ€ CETTE SCÈNE QUI M’A MARQUÉ : Taxi Driver

Le film dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui, je l'ai vu pour la premiÚre fois en pleine adolescence. C'est encore une fois mon pÚre qui me l'a fait découvrir. Chauffeur de taxi, il m'expliquait que la solitude qu'engendre ce métier était trÚs bien dépeinte dans le film.


Comme beaucoup d'adolescent, j'Ă©tais en pleine construction identitaire et me posait des tas de questions en permanence lorsque j'ai dĂ©couvre ce personnage, lui aussi, en quĂȘte de sens dans un monde qu'il ne comprend pas.


Ce personnage c'est Travis Bickle dans le film Taxi Driver sorti en 1976 et rĂ©alisĂ© par l'un de mes cinĂ©astes favoris, Martin Scorsese. Travis est au bord de la rupture. C'est une bombe prĂȘte Ă  exploser sans que personnes ne s'en soucis.


Nous sommes Ă  New York, au cƓur de la nuit oĂč Travis Bickle, un vĂ©tĂ©ran du Vietnam est chauffeur de taxi. Insomniaque, solitaire et confrontĂ© Ă  la violence et Ă  la perversion de la nuit new-yorkaise, il se charge bientĂŽt de dĂ©livrer une prostituĂ©e mineure de ses souteneurs.


La scĂšne que j'ai choisie aujourd'hui intervient dans la deuxiĂšme partie du film. Travis est en train de perdre le contrĂŽle, il commence Ă  avoir des pulsions de violence et tente de parler Ă  son collĂšgue que l'on surnomme "The Wizard" pour ses bons conseils.


Tout commence avec une balade dans la rue. Scorsese nous montre dessuit la perception de Travis. Alors que son collÚgue marche en direction du taxi sans regarder autours de lui, Travis, lui, est absorbé par la violence des gens dans la rue qu'il regarde avec un pointe de dégout.


Une fois devant le taxi, la teinte rouge de la colorimĂ©trie vient appuyer le sentiment de violence que ressent Travis. Nous sommes avec lui, dans sa tĂȘte.


Travis essaie de demander conseil au Wizard. Il dit avoir de mauvaises pensĂ©es et ne trouve pas de solution. C'est un appel Ă  l'aide de quelqu'un qui est sur le point de faire une grosse bĂȘtise.


La premiÚre chose que je relÚve, c'est le scénario. Quelle bonne idée que cette discussion !


The Wizard ne comprend pas Travis mais tente tout de mĂȘme de lui apporter une rĂ©ponse et un rĂ©confort avec un monologue totalement Ă  cĂŽtĂ© de la plaque sur le mĂ©tier de taxi et ses difficultĂ©s. En rĂ©alitĂ©, il parle de lui au lieu de vraiment Ă©couter Travis. Pendant tout le monologue, Travis reste figĂ©, inexpressif, comme si il avait dĂ©jĂ  compris que le Wizard ne pouvait rien pour lui.


Travis et The Wizard se laisse avec un serrage de main. "Yeah, you're alright, you're alright." un dialogue qui en dit long. On cache la merde sous le tapis.


La scÚne se termine avec The Wizard quittant Travis en voiture. Le point de vu est intéressant. Avec un traveling arriÚre, la voiture s'éloigne et abandonne littéralement Travis au milieu de la rue et des prostituées, éclairé par un néon rouge.


La musique de Bernard Hermann vient alors illustrer un sentiment de danger qui gronde et Travis disparait dans la nuit.


Martin Scorsese rĂ©ussit pour moi, avec cette scĂšne, Ă  utiliser tout les outils qu'il dispose pour permettre de raconter l'Ă©volution psychologique de Travis. ScĂ©nario, dĂ©cors, lumiĂšre, camĂ©ra, jeux et musique tirent tous dans le mĂȘme sens pour permettre Ă  l'histoire d'ĂȘtre racontĂ©e et c'est, pour moi, une grande source d'inspiration.


Pour toutes ces raisons, lorsque je veux me rappeler pourquoi j’ai souhaitĂ© faire du cinĂ©ma
 et bien, je regarde cette scĂšne et je me souviens.


Et toi ? Est-ce que cette scÚne t'a marqué ?










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