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  • Photo du rĂ©dacteurVincenzo Aiello

đŸ€ CETTE SCÈNE QUI M’A MARQUÉ : UN AMERICANO A ROMA

DerniÚre mise à jour : 2 déc. 2022

Aujourd’hui, le film dont j’ai envie de vous parler, c’est mon pĂšre qui me l’a fait dĂ©couvrir lorsque j’étais enfant. Lui-mĂȘme trĂšs attachĂ© Ă  la culture Italienne, il prenait comme exemple ce film pour m’expliquer qu’on ne peut pas totalement Ă©chapper Ă  ses racines.


En 1954 sortait le film « Un Americano a Roma » avec dans le rĂŽle principal un gĂ©ant du cinĂ©ma italien de l’aprĂšs-guerre : Alberto Sordi.


Le film raconte l’histoire de Nanto Moriconi, un Italien obsĂ©dĂ© par les Etats-Unis. Nanto essaie maladroitement de ressembler Ă  un AmĂ©ricain en imitant ce qu’il croit ĂȘtre leurs modes de vie. Seul bĂ©mol : Il n’est pas AmĂ©ricain
 Il est Italien.


Un Americano a Roma fait partie de ce cinĂ©ma Italien d’aprĂšs-guerre que j’apprĂ©cie beaucoup. Ces films sont centrĂ©s sur des personnages de la classe ouvriĂšre qui tentent tant bien que mal de survivre. Ils sont souvent roublards, filous, malins, drĂŽles, dĂ©calĂ©s et sympathiques. J’ai encore aujourd’hui beaucoup d’affections pour ces personnages qui reprĂ©sentent leur Ă©poque.


La scĂšne dont j’ai dĂ©cidĂ© de vous parler aujourd’hui se situe dans la premiĂšre partie du film. Nous sommes encore en train d’apprendre Ă  connaĂźtre le personnage de Nanto ainsi que son excentricitĂ©.


La scĂšne commence donc avec Nanto entrant dans sa cuisine pendant que ses parents dorment. Un plat de pĂąte ainsi qu’une bouteille de vin ont Ă©tĂ© laissĂ© sur la table par sa maman pour lui.


Commence alors un numĂ©ro de cabotinage de Sordi qui restera anthologique. Nanto refuse de manger les pĂątes. Lui, il est amĂ©ricain. Mais malgrĂ© ses diverses tentatives pour avaler autres choses que de la nourriture italienne, il finira par manger ses maccheroni qui de toute Ă©vidence semblent bien meilleurs. Comme le disait mon papa : On n’échappe pas totalement Ă  ses racines.


Ici, ce qui me semble intĂ©ressant, c’est tout d’abord le lien avec la nourriture. Le rĂ©alisateur Stefano Vanzina utilise comme Ă  son habitude le repas pour nous passer un message. La nourriture, c’est l’un des points d’entrĂ©es culturelles les plus forts. Nous avons toutes et tous des recettes et des plats qui nous rappellent notre enfance et notre culture. Ici, ce lien est utilisĂ© pour montrer l’absurditĂ© de la dĂ©marche de Nanto. Il reste Italien malgrĂ© ses efforts pour s’en affranchir.


Lorsque sa mĂšre vient tenter de le calmer, c’est l’occasion pour Nanto de nous montrer toute l’absurditĂ© de sa dĂ©marche. On visite maintenant sa chambre, son jardin secret et pouvons apprĂ©cier toute la caricature de son fanatisme.


Enfin, le pĂšre est un personnage qui, bien qu’il soit lui aussi excessif, nous ramĂšne Ă  une certaine rĂ©alitĂ©. Le comportement de Nanto est dĂ©lirant
 raison pour laquelle son pĂšre perd ses nerfs.


Il faut Ă©galement prĂ©ciser qu’historiquement, ce film prend racine dans une Ă©poque oĂč la culture AmĂ©ricaine dĂ©ferlait en Italie. Les jeunes italiens et italiennes voyaient Ă  cette Ă©poque leurs quotidiens bouleversĂ© par de nouvelles rĂ©fĂ©rences. En cela, ce film et cette scĂšne en particulier est une caricature de ce que pouvait vivre la jeune gĂ©nĂ©ration.


Encore aujourd’hui, cette scĂšne me fait beaucoup rire et bien qu’elle paraisse lĂ©gĂšre, je la trouve subtile et intĂ©ressante dans son message.


Pour toutes ces raisons, lorsque je veux me rappeler pourquoi j’ai souhaitĂ© faire du cinĂ©ma
 et bien je regarde cette scĂšne et je me souviens.


Et toi ? Est-ce que cette scÚne ta marqué ?





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留蚀


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